|
| | Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] | |
| | Auteur | Message |
|---|
 Gabriel J. De Beauharnais
Messages: 687
Date d'inscription: 26/10/2010
Age: 18
Localisation: M I N I S T E R E
Humeur: Bonne enfin ça dépend
 | Sujet: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] Sam 7 Jan - 14:33 | |
| Gabriel déchira une nouvelle fois son parchemin. Cela faisait quinze minutes qu'il essayait d'écrire une lettre convenable à Elisabeth, la moldue qu'il avait rencontré quelques mois plus tôt, pour expliquer son silence radio. Il s'en voulait énormément, mais au Ministère cela avait été la folie et il n'avait pas eu une minute à lui depuis leur rencontre. Entre son boulot et Arabella qui demandait plus d'attention qu'il ne pouvait lui offrir, le pauvre avait pensé devenir fou. Il écrivit donc la vérité et lui proposa un diner tous les deux dans un endroit qu'il garderait secret. Lorsque cela fut fait, il alla chercher Hypothèse, sa chouette effraie, pour lui donner la lettre afin qu'il la remette à Elisabeth. Hypothèse était le nom qui lui avait donné parce qu'il trouvait que sa tête ressemblait à un point d'interrogation et qu'il n'allait pas l'appelait question. A ce moment là, le prénom Hypothèse lui avait paru la meilleure idée possible. Arabella s'était moqué de lui quand il lui avait dit le nom de sa chouette. En attendant la réponse de sa belle, Gabriel décida de faire d'aller au Ministère finir la paperasse qu'il lui restait à faire. Il s'y rendit par le réseau de cheminée et s'épousseta dans le hall lorsqu'il vit que de la suie s'était collée à sa cape. Saluant les personnes qu'il connaissait, Gabriel monta dans l'ascenseur le sourire aux lèvres. Si sa moldue comme il l'aimait à l'appeler répondait présente au rendez-vous, il serait le plus heureux des hommes. Gabriel sortit alors de l'ascenseur lorsqu'il arriva à destination et passa devant Lola. Elle se rendit compte de suite que quelque chose clochait et le suivit jusqu'à son bureau. Elle y entra à sa suite et déposa ses mains sur son bureau pour obtenir des réponses. « Qu'est-ce qui te rend si heureux Gab' ? Toi qui depuis des mois est d'une humeur maussade à cause du patron. » Elle marqua une pause avant que son visage ne s'éclaire. Elle avait enfin comprit ce qui se tramait. Un pli se forma sur son front signe qu'elle s'inquiétait pour lui. « Ne me dis pas que tu as repris contact avec cette Moldue ? OH... Non tu l'as fait... Si Klaus l'apprend, tu vas te faire tuer... » « Ecoute Lola, je comprends tout à fait ton inquiétude pour moi, mais arrête. Je sais ce que je fais. Je vais l'amener dans un endroit où Klaus ne pourra pas me trouver. Laisse tomber et fais comme si tu ne savais pas s'il te plait. » Son ton n'était pas suppliant, mais il savait que son amie renoncerait à lui poser des questions et à essayer de le dissuader de faire une chose comme ça. Elle acquiesça simplement avant de quitter le bureau de son collègue, avec toujours ce pli sur le front. Gabriel lui n'était pas inquiet, au contraire. Il avait prévu de quitter le pays le temps du diner avec Elisabeth. Il était confiant et sûr de lui. Rien ne pourrait arriver. Rassemblant quelques dossiers, il les prit pour rentrer chez lui. Il n'avait pas envie de tomber sur Klaus à la dernière minute pour qu'il lui donne une nouvelle mission qui le bloquerait toute la journée. Gabriel redescendit dans l'Atrium chargé de ses dossiers et reprit une nouvelle fois le réseau de cheminée pour rentrer chez lui. Arabella n'était pas là et c'était très bien. Déposant tout sur la table, il entendit le toc toc régulier du bec de sa chouette. Elisabeth venait de lui répondre. Il ouvrit la fenêtre à Hypothèse et lui donna du miamhibou avant de lire la réponse de la belle blonde. Elle acceptait. Son coeur fit un bond dans sa poitrine et il monta se préparer. ☼☼☼☼☼ Une heure plus tard, il était prêt à aller chercher Elisabeth chez elle. Il avait repérer l'endroit des mois plus tôt sans jamais avoir le courage d'aller lui parler. Et il avait été à Gryffondor en plus. Où était donc passé le légendaire courage des Gryffons ? Gabriel ne le savait pas mais il était très bien caché, surtout dans son cas. Arabella arriva sur ses entrefaites et le découvrit très bien habillé. « Que se passe-t-il pour que tu sois habillé comme cela ? » « J'ai un diner important et je me devais d'être bien habillé. » Il espérait fortement qu'elle avale son mensonge qui n'en était pas tout à fait un. Sa femme hocha simplement la tête et partit se doucher sûrement déçue de ne pas passer de soirée avec son mari comme elle l'avait souhaité. Le jeune homme soupira de soulagement et décida de partir maintenant avant que Arabella n'ait dans l'idée de l'accompagner. Il transplana dans un petit jardin près de chez Elisabeth et s'avança sans bruit. Il aurait pu louer une voiture du Ministère pour venir jusqu'ici, mais cela aurait parut trop louche aux yeux de Klaus qui depuis l'incident où il avait rencontré Eli, le suivait et surveillait le moindre de ses faits et gestes. Il monta sur le perron de la maison et frappa à la porte. Ce fut sûrement la gouvernante de Elisabeth qui lui ouvrit. « Bonsoir madame, je suis Gabriel De Beauharnais et je viens chercher Elisabeth pour un diner. » La gouvernante sourit avant de le faire entrer et d'aller chercher sa maitresse. Gabriel patienta quelques minutes lorsqu'il vit apparaître celle qu'il avait invité. Il resta bouche bée devant sa beauté. Elle était vraiment magnifique ce soir et il ne tarda pas à lui dire. « Vous êtes vraiment magnifique Elisabeth. » Lui faire ce compliment, c'était aussi sa façon de lui faire des excuses.
|
|  | |
 Elisabeth A. Barton
Messages: 314
Date d'inscription: 17/10/2010
Localisation: A Londres.
Humeur: D'humeur à tous les caprices !
 | Sujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] Dim 8 Jan - 5:32 | |
| Il s'était passé quelques jours depuis ce fameux jour. Elle ne savait pas si tout cela n'était que le fruit de son imagination... Cela paraissait tellement irréel qu'elle ne savait pas qu'en penser. Une chose était certaine, ce jour l'avait marqué à vie. Elle croyait voir de la magie partout à présent. Chaque personne qu'elle croisait, elle se demandait s'il ne s'agissait pas d'un sorcier ou une sorcière. Apparemment, ils cachaient leur présence des « moldus »... Un moldu. C'était ce qu'elle était aussi. C'était vraiment... invraisemblable. Elle ne savait pas si elle devait croire tout ce qui s'était passé ce jour-là et se demandait même si on ne lui avait pas fait avaler de la drogue qui vous faisait halluciner, mais il était une chose qu'elle espérait en tous les cas réelle, c'était Gabriel. Dès en entrant à la maison ce fameux jour, son sourire resplendissait tellement que sa gouvernante ne se douta qu'il s'était passé quelque chose aujourd'hui. Sans compter que la course qu'Elisabeth avait été faire ne demandait pas tant de temps. Alors soit elle avait eu un retardement quelconque, soit elle avait rencontré quelqu'un avec qui elle avait passé du temps. De plus, la femme connaissait très bien la jeune femme. Elle ne pouvait pas lui cacher grand-chose. Il ne lui fallut guère insister pour qu'Elisabeth lui raconte ce qui s'était passé. Evidemment, elle omit volontairement de lui dire qui il était vraiment ainsi que toutes mentions d'un éventuel monde parallèle où vivrait des sorciers. D'ailleurs, de tout cela, elle ne savait toujours pas qu'en penser. Elle était encore perdue. Elle ne savait plus que croire. Pendant la nuit, elle ne dormit presque pas. Elle pensait à tout ce qu'il lui avait raconté. C'était vraiment incroyable. Et si demain elle se réveillait et qu'elle n'avait plus aucun souvenir de ce jour ? Et si elle ne se souvenait plus de lui ? Cette dernière chose était celle qu'elle regretterait le plus sans nul doute. Avec lui, elle avait senti quelque chose qu'elle n'avait jamais ressenti avec d'autres. Elle avait ressenti le désir de le revoir. Toute la nuit durant, elle tourna dans son lit, craignant presque s'endormir. Elle avait peur que si jamais elle s'endormait, au matin lorsqu'elle se réveillerait, et bien elle n'aurait plus nul souvenir de Gabriel... Et puis, qui sait si avant de partir il ne lui avait pas lancé un sort – malgré ce qu'il avait dit - pour que tout s'estompe au lendemain ? Même si elle n'y croyait pas... En tous les cas, elle ne voulait y croire. Vous savez quoi ? Et bien tellement elle craignait que tout cela s'efface brusquement au lendemain, elle avait noté sur une feuille le nom complet du jeune homme ainsi qu'une petite note personnelle pour qu'ainsi, si elle ne souvenait plus de rien, et bien elle n'aurait qu'à jeter un œil à son parchemin pour se rappeler de lui aussitôt et éventuellement essayer de le retrouver. Mais au matin, quand elle s'éveilla, elle se souvenait encore de tout. Tout ce qu'il lui avait dit, et tout ce qu'elle avait vu. C'était vraiment bizarre. Elle en fut contente... Et encore à moitié abasourdie cependant qu'il existe vraiment un autre monde. Elle attendit plusieurs jours. Elle avait espéré des nouvelles de sa part pour les prochains jours... Puis, pour les prochaines semaines... Mais rien. Alors elle avait commencé à se dire que finalement il ne valait pas mieux que les autres et qu'il s'était joué d'elle. Elle n'avait jamais été dépendante des hommes. C'était toujours eux qui le devenait... Elle les faisait même tourner en bourrique parfois... Il faut croire qu'il fallait des exceptions à tout. Surtout que de ce qu'elle se souvenait, il était vite partit la fois dernière. Il avait prétendu ne pas pouvoir rester, qu'il devait retourner travailler. Elle l'avait cru. Mais était-ce cependant une raison réelle ? Sa gouvernante, de jour en jour, vit bien que son humeur avait changé depuis le jour où elle l'avait vu revenir à la maison avec des étoiles dans les yeux. Elle voyait bien sa déception, bien qu'elle faisait tout pour ne pas le montrer et qu'elle la renvoyait même balader chaque fois qu'elle tentait d'en parler. Elle était habituée à son mauvais caractère... Après le père, voici la fille. Sa mère, elle ne pouvait pas dire puisqu'elle ne l'avait pas connue mais en tous les cas, la fille était le portrait craché du père. Selon cependant quelques photos qu'elle était parvenue à voir un jour, la jeune femme ressemblait physiquement beaucoup à sa mère. Elle doutait cependant qu'Elisabeth le sache. Etait-ce cependant important de le lui dire ? Après tout, elle ne l'avait jamais connue ; il n'y avait nulle obligations qu'elle sache qui elle lui ressemblait. Voudrait-elle vraiment ressembler à quelqu'un qu'elle savait qui les avait abandonnés ? Alors quand elle entendit toquer à sa fenêtre et qu'elle avait vu un hibou, elle avait sursauté et avait posé une main sur son cœur puis elle s'était souvenue de ce qu'il lui avait dit plusieurs semaines auparavant. Quel moyen de communication étrange par ailleurs. Elle avait failli ne pas ouvrir la fenêtre mais la curiosité aidant, elle l'avait quand même fait. Elle avait longuement hésité à que faire : lire la lettre ou directement la jeter ? Non sérieusement, si c'était vraiment, il mériterait tout simplement qu'il la jettes ! On ne lui avait jamais cela encore ! … D'habitude, c'était elle qui faisait ainsi patienter les gens en ne les contactant pas pendant plusieurs semaines. Normal qu'elle se sente frustrée. Finalement, après être restée pendant au moins deux bonnes heures plantée devant la lettre à lui envoyer des regards noirs, sa curiosité – et aussi le désir enfoui de le revoir et de savoir si oui ou non il était vraiment comme les autres – refit surface. Elle déchira pour ainsi dire l'enveloppe et lut la lettre. Ses yeux filèrent directement en bas de page, se fixèrent sur le nom de Gabriel. Son cœur battit si fort qu'elle en eut presque mal à la poitrine. Sans même la lire, elle sauta sur ses pieds et dégringola en bas pour chercher Lys – sa gouvernante – qui était en train de cuisiner pour le soir. Actuellement, elles n'étaient que toutes les deux car son père était partit à l'étranger. Etant ambassadeur, il était souvent invité dans des galas. Cette fois-ci, Elisabeth n'avait pas voulu l'accompagner alors qu'elle le faisait toujours. Elle n'était pas d'humeur aux mondanités et à faire semblant de sourire alors qu'à cause d'une seule personne elle avait envie d'envoyer sur les roses tous les hommes qui s'adresserait à elle cordialement. En entrant dans la cuisine, la jeune femme se précipita donc dans les bras de Lys pour la serrer. Elle tenait toujours la lettre dans les mains. La gouvernante fur surprise, ne s'attendant pas à telle réaction de sa part, surtout ces derniers temps. Elisabeth lui montra alors la lettre et devant elle, la lut à haute voix. Du reste de la journée on ne put la faire tenir en place. Même si elle restait un peu frustrée qu'il ait attendu si longtemps avant de la joindre. Enfin, peut-être avait-il eu des empêchements... Empêchements qui l'avait retenu d'envoyer ne serait-ce une petite lettre ? Bref. Quoiqu'il en soit, sa gouvernante l'aida à s'habiller et se coiffer pendant les trois prochaines heures. Trois heures oui oui. Deux heures pour choisir la bonne robe ; une demie-heure pour la coiffer ; vingt minutes pour la maquiller un peu. Pas forcément énormément ... Juste de quoi faire ressortir ses yeux ainsi que donner un peu de couleur sur son joli visage très pâle. Depuis qu'elle était toute petite, Lys adorait lui brosser ses longs cheveux blonds ; elle y passait des heures. Lorsqu'elle lui demanda quelle coiffure elle voulait qu'elle lui fasse, Elisabeth après avoir réfléchi lui répondit de lui faire une natte en laissant deux mèches s'échapper et retomber de chaque côté de son fin visage. Laissant ensuite Elisabeth finir de se préparer, Lys redescendit continuer sa cuisine. Ce fut environ une demie-heure plus tard qu'elle alla ouvrir la porte et découvrit ce jeune homme qui avait tant fait attendre sa charmante Elisabeth. Après l'avoir détaillé rapidement – histoire de voir s'il en valait la peine ! Mais il paraissait tout à fait charmant. Que voulez-vous, Lys considère un peu Lys comme sa fille donc elle joue le rôle d'une mère et est très attentive à l'égard des garçons qui plaise éventuellement à Elisabeth - Elle le fit ensuite entrer dans le petit salon et avec un sourire lui dit qu'elle allait chercher la jeune femme. Cette dernière ne tarda pas à débarquer avec prestance dans la pièce. Un large sourire s'afficha sur son visage tandis que son visage semblait rayonner et que son cœur se mettait à battre la chamade. Alors que pourtant, quelques heures auparavant elle s'était juré de ne pas tomber dans le panneau avant de lui poser « certaines questions. » Les pommettes un peu rougissantes, elle répondit : « Merci... Vous de même... » Lys, après leur avoir jeter un coup d'oeil à l'un et l'autre, reprit... « Bref, je vais vous laisser, il faut que je surveille la cuisine. Si tu as besoin de quelque chose, Ely', tu sais où me trouver... »La jeune femme hocha lentement la tête et esquissa un sourire avant de la laisser sortir de la pièce. Elisabeth et Gabriel se retrouvèrent ainsi seuls. La jeune femme se sentait anormalement stressée et bien que des heures auparavant, elle avait pleins de reproches à lui faire, là, elle les avaient totalement oubliés. HJ : Pour indication, elle porte la robe de son avatar
|
|  | |
 Gabriel J. De Beauharnais
Messages: 687
Date d'inscription: 26/10/2010
Age: 18
Localisation: M I N I S T E R E
Humeur: Bonne enfin ça dépend
 | Sujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] Dim 8 Jan - 22:45 | |
| Lorsque Gabriel l'avait vu descendre les escaliers dans cette robe, il n'avait pu s'empêcher de sourire comme un idiot. Des étincelles s'étaient allumés dans ses yeux alors qu'elle s'approchait de lui. Il ne pouvait détacher ses yeux de la blonde et il devinait aisément le sourire ainsi que le regard que la gouvernante de Elisabeth lui adressait. Il était totalement subjugué par sa beauté. Et dire qu'il était passé à côté de ça pendant des mois. Gabriel s'insulta de con pour l'avoir fait attendre pendants toutes ses semaines. Il était sûr qu'elle avait du penser que c'était une blague, qu'il se moquait d'elle et cela aurait été normal. Mais à voir son sourire ainsi que ses joues rougissantes lorsqu'il la complimenta, ses doutes semblaient s'envoler. Et ils partiraient encore plus lorsqu'elle découvrirait leur destination et le moyen de transport qu'ils utiliseraient.
Le jeune français écouta à peine les paroles de la gouvernante ne quittant pas des yeux l'ange qui venait d'apparaître. Sa robe ne laissait pas place à l'imagination et Gabriel pouvait remarquer que Elisabeth était très bien formée. Le regard du jeune homme dériva sur la poitrine de la jeune femme. Ce n'est que lorsqu'il se rendit compte de cela qu'il détourna les yeux en rougissant. Il n'avait même pas eu conscience que son examen approfondit avait peut être mis mal à l'aise Elisabeht. Gabriel se racla alors la gorge et prit la parole après quelques minutes de silence.
« Je vous dois des explications sur mon silence de ses dernières semaines. Klaus Adamovitch, la personne qui vous a manqué de respect lors de notre première rencontre, me surveillait et je ne pouvais rien faire. J'ai donc attendu que cela se calme et je vous ai envoyé cette lettre. Je suis sincèrement désolé pour cela. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop. »
Les excuses de Gabriel étaient vraiment sincères. Son patron sur le dos, il n'avait rien pu faire. En plus Lola, sa collègue et amie, avait elle aussi pour mission de le surveiller. Gabriel avait donc pieds et poings liés et n'avais pu faire parvenir des nouvelles à Elisabeth. De plus, sa femme Arabella, une sangsue par excellence avait tenu à ce qu'il soit toujours présent le soir car maintenant qu'ils étaient mariés, ils devaient faire comme un vrai couple qui s'aimait. Mais le français n'aimait pas du tout sa femme. Elle lui avait été imposé et pour lui se n'était pas parce qu'elle portait son nom de famille qu'elle pouvait se permettre d'avoir tous les droits sur lui. Il restait indépendant et ce n'était pas une bague et un morceau de parchemin qui allait l'empêcher de coucher avec d'autres femmes.
Cependant, bizarrement, depuis sa rencontre avec Elisabeth, aucune femme n'avait franchi ses draps. Ses anciennes copines l'avaient relancé, mais il les avait toutes refusées. Gabriel s'était alors demandé s'il était malade et avait même été voir un médicomage mais il s'était révélé être en pleine forme.
« Vous devriez aller dire au revoir à votre gouvernante. Nous allons y aller. J'espère que vous n'avez pas de couvre feu, parce que je m'en voudrais de vous ramener en retard. »
La dernière réplique n'était là que pour faire un peu d'humour et essayer de détendre l'atmosphère car il était un peu nerveux. C'était Elisabeth qui le mettait dans cet état. Gabriel avait l'impression d'être un petit adolescent à son premier rendez-vous. C'était à la fois excitant et parfaitement désagréable. Il détestait être nerveux lorsqu'il était en présence d'une femme. D'une part parce que ses mains étaient moites et d'autre part parce qu'il se mettait parfois à bégayer et ce n'était pas forcément très classe. Le jeune homme regarda sa compagne d'une soirée quitter la pièce et se rendre là où était sa gouvernante. Alors qu'elle passait devant lui, il sentit son parfum et se dit qu'elle avait très bon goût. Puis lentement, sa tête se baissa et son regard dériva sur les fesses de Elisabeth. Cette femme était vraiment très bien formée.
Quand elle fut hors de sa vue, Gabriel se gifla. C'était la première fois qu'il avait des scrupules à parler ou plutôt ici à penser ainsi à une femme. Pendant l'absence de la blonde, Gabriel inspecta l'entrée de sa maison. En effet, il n'en avait pas eu le temps puisqu'il avait son attention avait totalement été attirée par Elisabeth qui descendait avec élégance les escaliers. L'entrée était vraiment très belle et cela montrait que la famille de Elisabeth Barton était assez riche. Au moins, s'il devait un jour se marier avec elle, il n'aurait pas de problème avec ses parents à lui. Gabriel secoua la tête, pourquoi pensait-il à ça. Un raclement de gorge le fit se tourner et il sourit à la jeune femme qu'il amenait manger au restaurant.
« Vous êtes prête ? A mon avis, je pense que vous devriez prendre un petit gilet. Nous allons dans un endroit où il fait plus chaud qu'ici, mais ce n'est pas encore ça. »
Gabriel attendit patiemment que Elisabeth se vêtisse de son gilet avant de lui ouvrir la porte pour la laisser passer. La gouvernante de la jeune femme était en appui sur l'encadrement de la porte de la cuisine et regardait le couple partir, un sourire attendrit sur les lèvres. Le français lui fit un signe de salut et disparut à la suite de Elisabeth qui l'attendait sur le perron. Galamment il lui présenta son bras et se dirigea vers l'endroit où il avait transplaner pour venir ici. Lorsqu'ils furent cacher, Gabriel se mit face à Elisabeth et lui expliqua tout ce qu'elle devait savoir.
« Elisabeth, nous allons utiliser un mode de transport sorcier. C'est le transplanage. Comme vous n'êtes pas sorcière, je vais faire du transplanage d'escorte. Vous allez vous accrocher fortement à moi et sous aucun prétexte vous n'allez me lâcher. Vous m'entendez, cela peut être dangereux si vous me lâchiez. D'accord ? »
Gabriel la laissa s'attacher fermement à lui après avoir assimilé ce qu'il lui avait dit et il transplana. Pendant le transplanage, il sentit Elisabeth raffermir sa prise de peur de tomber ou de le lâcher. Le plop caractéristique du transplanage se fit entendre et les deux jeunes gens se retrouvèrent dans une ruelle assez sombre. Il alluma alors sa baguette et vérifia l'état de Elisabeth. Elle ne semblait pas vraiment dans son assiette.
« Vous allez bien ? »
Peut être que pour un premier rendez-vous, il aurait pu éviter le tranplanage.
HJ : Désolée, j'étais inspirée …
|
|  | |
 Elisabeth A. Barton
Messages: 314
Date d'inscription: 17/10/2010
Localisation: A Londres.
Humeur: D'humeur à tous les caprices !
 | Sujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] Ven 27 Jan - 0:26 | |
| Normalement, elle aurait envoyé bouler n'importe personnes qui l'aurait fait attendre et elle n'en aurait pas eu de remords parce qu'elle s'en fichait bien de l'opinion des autres à son égard. Elle n'aimait pas que l'on se moque d'elle ainsi... Cependant, l'expression que Gabriel afficha lorsqu'il l'avait vue entrer dans le salon valait tout l'or du monde et lui fit momentanément oublié le fait qu'il ne l'avait pas contactée pendant plusieurs mois. Elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Il avait sans doute une bonne raison, un empêchement qui avait fait qu'il n'avait pu lui envoyer de messages. Elle semblait même prête à accepter toutes les excuses possibles... Ce qui était parfaitement étrange et pas habituel de sa personne.
Après tout, ils ne s'étaient vus qu'une seule fois n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui l'obligeait à la rappeler ? Pourtant, aussi étrange cela soit-il, elle l'avait espéré qu'il la recontacte. En quelques sortes, la dernière fois qu'ils s'étaient vus, il lui avait promis qu'ils allaient se revoir. Lorsqu'il la complimenta, elle se maudit de rougir comme une gamine. Elle n'était pas habituée à montrer autant son émotion. Elle préférait se dissimuler derrière des faux-semblant afin qu'on ne l'atteigne pas mais c'est comme si d'un mot et d'un sourire, Gabriel pouvait faire réapparaître ses faiblesses de petite fille. Elle était consciente que Gabriel ne la quittait pas des yeux et elle soutenait son regard de même et lorsqu'elle le vit détourner les yeux tandis qu'une légère rougeur se diluait sur ses joues, elle devina que son regard venait sans doute de légèrement dévier et que les pensées qui avaient subitement envahies son esprit n'étaient pas tout à fait très saines. Après tout, tous les Hommes étaient faits de la même manière d'un côté...
Surtout lorsqu'ils voyaient un beau décolleté ou une robe qui moulait bien les formes de la jeune femme sur lequel ils portaient leur dévolu. Si elle avait fait exprès de mettre cette robe ? Pas du tout... C'était mal connaître Lizzie. Elle voulait une belle robe qui la mettrait bien en valeur... Hm... Mais peut-être que, pour le faire prendre conscience de ce qu'il avait manqué pendant plusieurs mois, avait-elle fait exprès d'enfiler tout de même cette robe-là. Un peu manipulatrice ? Mais non, pas du tout, ou si peu... Elle connaissait juste ses points forts et savait les mettre en valeur. Enfin, d'un côté, son armoire ne contenait que des robes chics, de la dernière mode et extrêmement élégante donc... Quoiqu'il en était, elle était ravie que la robe lui plaisait. Plaisait serait d'ailleurs un euphémisme... Mais « mal à l'aise » pour parler d'Elisabeth n'était pas vraiment le mot. Il en fallait plus pour la mettre mal à l'aise...
Alors qu'elle s'était promis de ne pas gober facilement ses excuses parce que c'était trop facile de les accepter, et bien lorsqu'il se mit à lui expliquer les raisons de son absence, elle oublia cette promesse qu'elle s'était faîte et se contenta de hocher la tête à l'adresse du jeune homme tout en esquissant un sourire. Avant aujourd'hui, elle était en colère contre lui – et au passage envers tout le reste des Hommes que la Terre portait, les qualifiant de « tous les mêmes » - et là, alors qu'il était là devant elle, voilà que tout ce qu'elle trouvait à faire c'était de lui sourire !
Elisabeth, tu es... Pathétique !
Il semblait pourtant sincères et elle le crut. Elle ressentit toujours la même sourde colère envers ce Adamovitch et elle fut choqué de l'attitude de cette homme. Puis, Gabriel lui dit qu'ils n'allaient pas tarder à y aller et que si elle voulait elle pouvait aller dire au revoir à sa gouvernante. La jeune sourit puis s'esclaffa de nouveau lorsqu'il lui parla d'un couvre-feu. Tu parles !
« Pas depuis que je suis majeur, non. Heureusement ! » Même si Lys s'inquièterait sûrement si elle s'absentait trop longtemps et qu'à trois heures elle n'était pas encore revenus. Quand elle la savait seule en tous cas. Là, elle savait qu'elle sortait avec quelqu'un, donc c'était un peu différent. « Et puis, mon père n'est pas là mais il me fait confiance. » Pour être sage. Qu'est-ce donc ces raclements de gorge que j'entends lorsque je parle de joindre le mot « sage » à « Elisabeth » ?
Avec un petit sourire, elle se retourna donc et sortant de la pièce, alla faire ses au revoir à sa gouvernante à laquelle elle demanda de ne pas l'attendre pour le dîner parce qu'elle ne savait pas à quelle heure elle reviendrait. Elle revint ensuite dans le salon où elle trouva un Gabriel bien perdu dans ses pensées.
Elle ne put s'empêcher d'en être amusé et de détailler au passage son visage – pendant qu'elle savait qu'il ne la voyait pas faire – et elle n'en fut que plus charmée. Se donnant une baffe mentalement, elle se reprit néanmoins et se plaçant derrière lui, elle se racla la gorge doucement. Surprit, elle vit le jeune homme revenir à la réalité et se retourner et la jeune femme retint un rire amusé. Alors qu'il lui disait qu'elle devrait prendre un gilet parce qu'elle aurait sans doute un peu froid dehors malgré le fait que l'endroit où ils allaient étaient un peu plus chaud qu'ici, la jeune femme obtempéra et alla se chercher un vêtement.
Elle revint ensuite et au moment de sortir de la maison, aperçut sa gouvernante dans l'encadrement de la porte de cuisine. Elle lui adressa un sourire et un clin d'oeil en prime avant de sortir la première dehors. Il avait raison ; il faisait un peu frais ici et elle ne refusait pas le gilet. Gabriel la rejoignit et acceptant son bras, elle le suivit jusqu'à l'endroit où ils se rendit. Là, il lui expliqua qu'ils allaient... Transplaner ? Un moyen de voyager sorcier... Elle avait presque oublié qu'il était sorcier ah oui, c'est vrai. Elle n'était pas certaine être vraiment prête à voyager à la « manière sorcière » mais néanmoins, elle hocha la tête. Même si elle s'inquiétait un peu. Pourquoi ne devait-elle à tous prix pas lui lâcher le bras ? Que risquait-elle ? Dangereux... C'était dangereux qu'il avait dit. Elle n'arrêtait pas de penser à ce mot maintenant même si la perspective de ne pas lui lâcher le bras lui convenait à merveille.
Allez, du courage Elisabeth...
Ce fut la plus horrible sensation qu'elle eut jamais ressenti de toute sa vie et elle crut qu'elle allait vomir ses tripes. Il aurait quand même pu la prévenir que les conséquences du transplantage, ou quel que soit son nom, étaient ainsi. Il aurait quand même pu lui épargner cela hein … Pourquoi ne pas prendre l'autobus moldu hein ?! Au moins c'était un peu moins dangereux. Enfin, au moins, cela lui aurait éviter d'avoir eu l'impression de vomir ses entrailles... Elle devait certainement avoir le visage un peu pâlot mais elle fit de son mieux pour se reprendre au plus vite, n'aimant pas montrer ses faiblesses.
Et voilà qu'en plus il lui demandait si elle allait bien. Ça, c'était trop !
« Bien ? C'est une blague c'est ça ?... Mais c'est quoi cette façon de... Voyager ! On aurait pas pu prendre le bus non pour la première fois ?!... Et ne m'éblouissez pas avec cette... Cette... Cette chose-là ! »
C'est vrai, elle avait la lumière qui lui venait droit dans les yeux ! Sur ces mots-là, elle lui décocha un regard noir avant de fermer à moitié les yeux jusqu'à ce qu'il abaisse la lumière de sa baguette. La jeune femme rouvrit les yeux et reprit son calme, en voyant l'expression sincèrement désolée de son visage. Peut-être s'était-elle trop emportée ? En tous les cas, elle voulut se reprendre et dit d'une voix plus calme...
« Je suis désolée... » Après quelques secondes, elle ajouta, avec un sourire amusé comme si elle essayait de faire oublier sa petite crise précédente. « Pour un premier rendez-vous, cela ne donne pas une très bonne impression. J'espère que la suite de la soirée sera plus à la hauteur ... »
Bon, au moins, elle était honnête et sincère, hein ? Et elle ne passait pas par trente six chemins.
Clairement en plus, sans le faire exprès, elle avait parlé de 'première fois". Cela impliquait donc une seconde fois...
|
|  | | | | Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |